Mehdi L'Affranchi
"1er maxi vinyle 3 titres": "Faut que j'péra" /
"Histoire d'Immigré" / "J'remercie Dieu"
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Cherchez la face B sur le vinyle, il n'y en pas! C'est à dire dans le sens où le verso du
skeud n'est pas en dessous du recto. Mehdi L'Affranchi s'est donc aussi libéré de
la règle côté mise en forme. Un vinyle superbement équilibré et très soigné, dont le
visuel a été la mission de Butch, qui une fois de plus a claqué une pochette en place!
C'est un flot de conscience qui se déverse sur ce maxi et Mehdi L'Affranchi a bien
raison de revendiquer son besoin de péra. Ca sent la sincérité chez lui et il nous apporte
une bonne dose de lucidité. "...rien à faire de ceux qui disent que le rap tourne en rond
j'suis pas une toupie..."
Avant la sortie de son premier album, l'artiste nous livre un premier maxi hautement calibré
en crédibilité. Sur les trois titres inclus, on vous propose deux extraits en écoute avec
"Faut que j'péra" et "J'remercie dieu" en face B (qui n'en n'est pas une!). Le
premier titre est plutôt street, tandis que le troisième traite plus de la déviance sociale,
de l'injustice, de l'impérialisme américain et de la relativité de la misère que l'on connait
en France en relation à d'autres pays où la comparaison n'est pas de mise, tellement ils
morflent... On a donc de la chance en quelque sorte et de là Mehdi L'affranchi
remercie Dieu...
N'oublions pas "Hisotire d'Immigrés" (le titre 2 du maxi), qui se présenterait comme un
rappel de l'histoire pour que les consciences ne souffrent pas d'amnésie. Pas de gratuité
partisane, mais fidèle à sa bonne perception, Mehdi L'Affranchi soulève un problème qui
restera toujours d'actu, quand on voit comment les générations suivantes subissent encore tant
de discrimination...
Donc globalement c'est un gros bravo et un "lache pas l'affaire", qu'on aurait envie de dire à
l'artiste. Pour évoquer les prods, on peut dire que c'est du sur mesure. Un concepteur pour
chacune d'elle avec aux manettes Keumai ("Faut que j'péra"), Ant'one
("Histoire d'Immigré") et Atilla ("J'remercie Dieu").
Côté parcours, voilà ci-dessous un extrait de la bio fournie par Mehdi.
"...Venu du quartier de la goutte d'or Barbes dans le 18e au nord de Paris, tout
commence officiellement en 1996 aux côtés de MOURAD avec le groupe SCARKAZE « on écrivait nos
textes sans se prendre au sérieux. On parlait de c'qu'on faisait dans le quartier, nos petites
histoires...». Les années passent . MEHDI L'Affranchi devient l'esclave qui brise ses chaînes
«on est tous, un jour ou l'autre, prisonnier de quelque chose : d'un mode de vie, d'une façon
de penser, d'être, de l'emprise du quartier et de toutes ses dérives.» Sens critique aiguisé,
réaliste, acerbe, son écriture s'affirme. S'en suit alors des apparitions sur plusieurs projet
divers, dont l'album de la SCRED CONNEXION : «Du mal à se
confier» et sur le dernier album de FABE «La rage de dire», des mixtapes dont
«Bonjour la France»; et plusieurs scènes dont celle de « la fête de la goutte d'or ».
C'est donc naturellement que il a ressenti le besoin de sortir son album d'où est extrait son
1er maxi..."
Extraits en écoute
Ecoutez un extrait de "Faut que j'péra"
(Mehdi L'Affranchi / Keumai).
Ecoutez un extrait de "J'remercie Dieu" (Mehdi L'Affranchi /
Atilla).
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