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Un début d'album qui dès l'intro marque l'ouverture d'esprit et la bonne humeur avec
un côté délire pour les présentations d'ache ache pé!... Suit derrière "Lève les
bras" un titre déterminé, qui affirme la position du groupe et son engagement,
tout en apportant une touche d'ambiance ragga-chant sur les refrains... "Sans que
ça pousse au crime" est plus posé, sur un son style mélanco classiquement efficace
et trompeusement facile en apparence à monter! Dans la foulée big up à Outlaw d'ailleurs
pour la prod.!
Extrait de "Lève les
bras" (Stoof - AMS - Popo C. - Mut'1 - Finch H. / SBK) Egalement présent dans le
maxi "Extraits".
"Monsieur tout le monde" aborde plusieurs thèmes : le
problème de l'insertion de l'individu dans son environnement, des stéréotypes dans la sappe,
dans les comportements, des aspirations que tout le monde a pour s'en sortir.. En
gros, c'est un titre sur l'anonymat dans lequel tout le monde peut s'y retrouver,
avec une certaine aigreur pour les plus aigris de la vie ;-)... Avec RPZ en feat.
sur "La bouteille", vous comprendrez direct que ça parle de goulot et de
ses méfaits quand y'a dépendance. Les mecs ont bien traité le sujet et pour le gazage, on
pourrait légitiment se demander si y'a pas de la bonne inspiration qui viendrait de l'expérience
perso ;-)... Sur "Chemin faisant" les femmes se sentiront concernées et
bien plus que les hommes, dans la mesure où dans l'histoire ce sont elles qui payent les
conneries de leurs semblables masculins... C'est une dure histoire, où chacun s'observe avec
une partie plus déterminée que l'autre à passer à l'action... mais cela reste un
beau titre de plus à mettre au panier ;-)... "Quand l'Etat m'a fait ça"
débute en faisant flipper d'entrée avec le bruit d'un flingue qui s'arme. Un thème
sur le suicide, qui montre une logique d'escalade qui mène jusqu'au sommet, pouvant donner
fin à la vie... L'histoire du gars elle vous fera sûrement froid dans le dos...
Extrait de "Juste 5 minutes Feat.RPZ" (Popo C. - Stoof - RPZ. / 2 SHE).
On change d'ambiance avec "Plus proche de rien que du tout" (feat.
Osmoz), un titre qui pourrait faire figure de photo sociale panoramique. Enfin on veut dire par là
que c'est un titre qui aborde bien les descriptions du quotidien qu'on vit dans les dites
basses couches sociales. Coupure de courant, compte en banque vide, plaintes logiques
plurielles, histoire de parquet... plein de raisons qui justifient leurs pensées
"... à l'Elysée, faut qu'ils comprennent..." comme dit à plusieurs
reprises une des phases d'HH Para. Le titre phare de l'album c'est
"Aperçu" et ça démarre direct à base de scratch et gratte séche, vibe
arpège style andalou pépère. Un titre où la tête ne cesse de monter et descendre marquant le
tempo avec des ruptures et effet de pompes reboostant la prod. bien taillée de Stoof
(Beatbox de Popo C.). Les flows arrachent bien le beat et si c'était pas
"Aperçu" le titre, "Avertissment d'haut niveau" franchement ça aurait
pu l'faire ;-)... "Comme s'ils étaient là" c'est dédicasses aux absents,
ceux qui sont partis parmi les proches (Karim, Farid, Momo,...). Un titre de plus qui vous fera
sûrement hérisser les poils aux bras et penser à vos propres exemples, qui espéront-le, soient
les moins nombreux possibles...
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En "Juste 5 minutes" (feat. RPZ), on peut s'détendre et
prendre un minimum de recul dans tout ce speed qui nous aliène. Ensuite à chacun sa recette
pour se poser et souffler sans "paranoyer" (apparemment c'est un verbe ouais
ouais...).
Intro de "Sans que ça pousse au crime" (Popo C. - Wawa / Outlaw) Egalement présent
dans le maxi "Extraits".
Un titre assez comique sur "BAC NORD", qui aborde le
quotidien des keufs de la bac; et en l'occurence, le cas d'un gars qui a donné 16 piges de sa
vie dans c'taf... Le titre "72 heures", (3 jours pour ceux qui
préfèrent ;-)...) c'est la durée du G.A.V pour les problèmes de stup. et c'est aussi ce qui est
appliqué sans distinction pour les fumeurs de shit qu'ont seulement une boulette dans la poche,
traités en ennemi public numéro 1. Quand on sait ce qui tourne deplus dur dans l'show biz; et
qui fait en même temps toute sa fierté distinctive, on est bien loin de blanche neige et plus
près de Midnight Express... Avec le titre "Le con, la pute et le
maquereau" vous aurez capté direct quel thème est abordé; et chacun des rôles et
fonctions sont bien représentés... "Ca sort pas" c'est le thème de
l'inspiration pas toujours présente qui fait que les plans studio peuvent parfois finir devant
la play station ou devant le film de canal... Un texte ironique à l'ambiance dilétante à
prendre au xième degré avec une belle base groovy de Stoof et Finch H.. Quand on
s'efforce de vouloir faire bouger les choses et évoluer, c'est un peu les thèmes abordés dans
"Faire changer"... "Un chômeur de moins c'est un smicard de
plus..." c'est tiré de "Les opprimés se métamorphosent". Un titre
en appel au réveil et à la prise de conscience... "Ca sonne faux" est
un des deux titres solo de l'album et c'est AMS qui donne ça en optant plus pour son
boulot (la rap), plutôt que de partir là où sa sonne faux... "Syndrome de
Stockholm" est un des titres les plus thémeux et qui sucite et stimule bien la
réflexion. Pourquoi ne pas se plaindre et faire briller son patron, quand c'est lui-même
qui vous la met profond? Aveuglé tel un otage qui redorerait le balzon de son bourreau
une fois libéré, comment comprendre tous ceux qui sucent le sytème quand c'est lui même
qui ne permet pas d'ascension sociale à certains défavorisés?...
Extrait de "Si l'un s'éteint" (Popo C. - Stoof / SBK).
On change d'ambiance plus dance-floor avec "Sex and the city",
titre qui pourrait bien se résumer par la phase "... plus de culs que de féminité...".
Un bon titre objectivement critique et ironique, traitant des dérives dans lesquelles se
prennent beaucoup de femmes, qui finissent formatées à base d'artifice esthétique et
interventions chirurgicales en tous genre... "...Dis pas que j'ai les yeux qui
sentent le cul si c'est le feu au tient qui m'a donné ce regard...". Avec l'avant dernier
titre "A l'Italienne", le groupe aborde la façon moderne de voir les
choses et l'autre plutôt à l'ancienne, quand la société nous dépasse... Une vision à
l'Italienne perdue par un vieux assis sur un banc qui ne comprend plus son environnement...
L'album se clôture avec "Si l'un s'éteint" ben l'autre s'anime ou
continue l'histoire... et c'est un peu l'message que Popo C. et Stoof laisse passer.
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